Le procédé d’assemblage par brasage et ses applications industrielles

Le procédé d’assemblage par brasage et ses applications industrielles

16 septembre 2015
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Très apprécié dans les industries de pointe et pour la conception de petites pièces, le brasage permet d’établir une continuité entre plusieurs pièces métalliques : portrait de ce procédé d’assemblage cousin du soudage.

Qu’est-ce que le brasage ?

Tout comme le soudage, le brasage permet d’assembler des pièces métalliques.
Il se pratique avec un outil produisant de la chaleur, comme un fer à souder, un chalumeau ou une lampe à souder.   La différence entre les deux procédés tient à la nature du métal utilisé pour assembler les pièces. Avec le soudage, on n’est pas obligé d’utiliser un métal d’apport : on chauffe directement le métal des pièces et, lorsque l’on utilise un métal d’apport, il doit être le même que celui des pièces.
Le brasage est quant à lui un assemblage hétérogène, qui nécessite l’ajout d’un métal d’apport dont le point de fusion est inférieur à celui des pièces.
L’assemblage créé, appelé « brasure », simule une continuité entre les pièces, sans qu’il y ait de pénétration du métal d’apport dans celles-ci. La fameuse « soudure à l’étain », utilisée pour assembler de petites pièces en électronique, est donc en réalité un brasage.

assemblage par brasage

Brasage tendre et brasage fort

Il existe deux techniques de brasage : le brasage tendre et le brasage fort.

Dans le premier cas, la température de fusion ne dépasse pas 450°C, et tourne généralement autour de 200°C.
L’assemblage obtenu est de faible résistance. Le brasage fort nécessite une température bien plus élevée, comprise entre 600 et 900°C ; les matériaux d’apport sont bien souvent l’argent, le cuivre ou l’aluminium. Cette technique permet de réaliser des assemblages très résistants. Elle ne peut évidemment pas être réalisée sur des métaux à point de fusion bas, comme l’étain, le zinc ou encore le plomb.

Applications du brasage

Le brasage est idéal pour assembler de petites pièces à la géométrie complexe en métal noble ; on le retrouve donc en micromécanique de précision, ou dans la réalisation de prothèses.
Il est utilisé dans l’automobile, pour l’assemblage de carburateurs, de pompes à injection et de pièces moteur, ou encore dans la tuyauterie, l’aéronautique, l’aérospatiale  et l’électronique.
Il sert aussi à créer des instruments de musique à vent, comme les saxophones et trompettes. La dinanderie et l’orfèvrerie ont également souvent recourt à ce procédé.